Qui suis-je ?

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Prix & distinctions

– Premier prix de peinture au Prix de peinture et de sculpture de Barbizon, académie Jacques Boitiat 2014
– Lauréate section « dessin » au XVIIème concours de L’Atelier Z 2012
– Prix Albin Eschbach au Salon des Artistes Français 2011

Note biographique

Anaïs Charras est née en 1984 à Paris, où elle vit et travaille.

Autodidacte, elle commence à dessiner très jeune, travaille sur l’anatomie, se dirige vers le dessin classique. Puis elle découvre la peinture de Jérôme Bosch, James Ensor, Yves Tanguy qui deviendront pour elle des références. Au fil des années, ses sujets reflètent une nouvelle réalité. Les corps s’affranchissent des proportions conventionnelles pour devenir des entités autonomes, affairés à d’obscures tâches.

Dans un premier temps, débutant sa production par plusieurs séries de dessins exclusivement au crayon graphite sur papier, elle privilégie la simplicité de ces matériaux en opposition à des compositions complexes où la perspective n’a plus ses droits. Puis sa technique s’élargit, se tournant vers le crayon de couleur, dont elle fait une utilisation en couches proche de la peinture, avec de forts contrastes.

La dessinatrice travaille sur le côtoiement de diverses vérités à l’intérieur d’un même dessin. Quelle est la part de réalité et la part de rêve ? C’est à chacun de faire son choix. Elle imagine chacune de ses œuvres comme un instantané du quotidien, un quotidien guetté par une menace invisible. Cette menace, elle ne la décrit pas tapie dans le noir en arrière-plan, ni ne la veut surgissant au milieu de l’image : on ne peut pas la voir et pourtant elle s’impose dans tout l’espace. Elle s’est, à ce propos, penchée sur la notion d’ « inquiétante étrangeté ». Ses personnages nous ressemblent, mais une multitude de petits détails nous inquiètent et nous gênent. Ils sont souvent inscrits dans un même mouvement, une marche logique vers l’inéluctable. C’est cet instant critique qui précède le pas de trop vers le chaos sur lequel s’attarde la dessinatrice.

Les personnages d’Anaïs Charras ne semblent que rarement surpris par les situations dans lesquelles ils se trouvent. Ils les subissent, ils s’en accommodent. Voire, ils y participent. Au spectateur de reconstituer la marche du temps qui les a précipités dans l’abîme, un abîme presque confortable.

Elle expose régulièrement à Paris, et est membre de la fondation Taylor.

Photographie des œuvres

Florian Benac
Flavien Moreau